‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 779 sur 1518 · SCÈNE I ÉRIXÈNE, DÉMÉTRIUS, PHÉNICE · texte numérisé non relu

SCÈNE I ÉRIXÈNE, DÉMÉTRIUS, PHÉNICE

ÉRIXÈNE.

Quoi, jusqu'à m'arrêlcr, étendre votre audace?

DÉMÉTRIUS

Madame, accordez-moi cette dernière grâce; Et si, sur le rapport qu'un imposteur a fait. Votre ressentiment juge de mon forfait.

Songez qu'à pénétrer l'offense est si facile...

ÉRIXÈNE.

C'est faire à l'adoucir ua effort inutile : Je vous l'ai déjà dit, je la néglige au point D'en voir toute l'injure, et ne m'en plaindre point. La honte de mes vœux par ce calme effacée, Les abandonne entiers à l'hymen de Persée; Et sa foi que pour vous ils osaient dédaigner. M'assure, dès demain, la gloire de régner.

DÉMÉTRIUS

Enfin elle vous charme, et, dans le coup funeste Qui me doit arracher le seul bien qui me reste. Ce bien devient si faible à flatter mon amour, Qu'il no lui permet plus que l'espoir d'un seul jour. Demain il m'est ôté, demain votre injustice M'abandonne à l'horreur du plus affreux supplic' Et vous vous répondez d'assez de dureté Pour jouir sans remords de cette cruauté? Ah! Madame, est-ce ainsi que vous faites connaitn' Que la raison éteint le feu qu'elle fit naître,

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