SCÈNE I SÉLEUCUS, ANTIOCHUS, suite
SÉLECCUS.
Prince, n'espérez point que jamais je consente A ce cruel départ qui flatte votre attente. S'il faut de vos ennuis partager le tourment. J'en préfère la peine à votre éloignement. De votre vue, au moins, laissez-nous l'avantage : Mais enfin se peut-il que rien ne vous soulage, Et qu'un roi qui peut tout, et fait cent rois jaloux. Avec ce plein pouvoir ne puisse rien pour vous?
ANTIOCHUS
Seigneur, je me condamne, et n'ai rien à vous dire, A l'exil qui m'est dû c'est par là que j'aspire; Je rougis de ti'oubler par mou fatal chagrin Le triomphe éclatant de votre heureux destin; Et pour vous épargner la gêne où vous expose...
SÉLEUCUS
Vous me l'épargneriez à m'en dire la cause.