LAODIGE, ACTE III, SCÈNE III
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Nous fail voii-i[ii(Uoujiuirsil prend soin desinonai-' ("c fils si souliailù, ce lils (iont mon anioui' [qucs: Par un secret instinct assurait le retour, Il parait, et comblant tous nos peuples de joie, Sa main vous ouvre au trône une brillante voie. Pour vous le conserver, que n'ai-je pris de soins? Vosyeuxdepuis longtemps m'en sont d'heureux té-
[moins, A l'hymen de ma fille ils m'ont vu mettre obstacle. Pour atlenilre toujours le temps de ce miracle; Et quand aux vœux du peuple il me fallait céder. Les dieux à mon espoir ont daigne l'accorder.
AXIANE
Si ce miracle est grand, il était dû sans doute Aux soins que jusqu'ici ce doux espoir vous coûte, Madame ; je dois trop à vos rares bontés, Pour ne partager pas tout ce que vous sentez. Dans le retour d'un fils que le ciel vous renvoie. Par vos seuls intérêts j'aurais eu pleine joie; Et, pour remplir mon cœur des transports les plus Vous me soutirez en lui d'espérer un époux, [doux. Tant de gloire est un bien dont le ciel m'autorise A me montrer charmée aussi bien que surprise; Heureuse si pour dot ma main rendait soumis Le reste de la terre à cet illustre fils.
LAODIGE.
Vos vœux ont pu le rendre à ma juste tendresse, lisse sontjoiutsanx miens, et c'est assez, princesse. D'un retour qui fait seul le bonheur de ces lieux. Ne songeons aujourd'hui qu'à rendre grâce aux
[dieux.
On vous attend au temple, où, par des sacrifices, Vous vous acquitterez vers ces dieux si propices, Tandis que j'aurai soin que pour marquer sa foi, Chacun sorte avec pompe au-devant de son roi.
AXIANE
Madame, j'obéis, et mon obéissance
Parlera mieux que moi de tout ce que je pense ;
Je vous la jure entière, et vous l'éprouverez.
LAODIGE.
Qu'on me laisse ici seule. Oronte, demeurez.