SCÈNE IV I.AODICE, ARIARATE, CLÉONE
CLÉONE
Madame.
LAODICE
Écoutez.
(Cléone sort après que la reine lui a parlé lotit bas.) ARIARATE.
Ué, de grâce.
Par ce zèle pour vous tant de fois employé...
LAODICE
Je l'avoue, il fut grand, mais je l'ai bien payé. Quoi qu'ait pu m'opposer une envie importune, Par moi votre destin a bravé la fortune. Élevé tout à coup vous possédez un rang Qu'on n'accorda jamais qu'au plus illustre sang. Du suprême pouvoir depuis deux ans arbitre. On ne vous voit de roi manquer que le seul titre, Jevousl'offre, etpour prix, ingrat, demesbienfaits, ■Vousvoulez m'arracherdu trôncoùje vous mets ; Vous voulez qu'aux Romainsje serve de victime ?
ARIARATE.
Moi ■? Dites que je veux vous épargner un crime. En voir le noir projet par le sang comballu.
LAODICE
Allez, dans le besoin gardez votre vertu ; Je récompenserai de même qu'on m'oblige.