‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 862 sur 1518 · SCÈNE II LAODICE, AXIANE, CLÉÛ.NE · texte numérisé non relu

SCÈNE II LAODICE, AXIANE, CLÉÛ.NE

AXIA.NE.

Ah ! madame, apprenez une étrange disgrâce; On ne la sait encor que sur un bruit confus ; Mais, si l'on m'a dit vrai, le prince ne vit plus.

LAODICE

{Bns à Cléone.)

Quoi, mou fils? Tout va bien, Cléone. Hélas, princes- AxiANE. [se!

Ce bruit change en soupirs la commune allégresse. Chacun de ce malheur également surpris.

Tait partout jusqu'à nous retentir de longs cris ; Ou gémit, on se plaint, et le peuple en furie Demande au ciel raison de cette barbarie, Il jure de venger un sang si précieux.

LAODICE

0 trop sensible effet du vif courroux des dieux! Après un si long règne et d'ennuis et d'alarmes, Est-ce lace bonheur dont ils m'offraientlescharmes? Ce fils sur qui leur haine a voulu s'assouvir, ISe mel'ont-ils rendu que pour mêle ravir? Mais enfin, s'il est mort, connait-on le perfide Qui s'est osé souiller d'un si uoir pai'ricide?

Comme il lui faut du sang, les pleurs sout superflus.

AXIAXE.

Ariarate est mort, on ne dit rien de plus : On parle seulement de désordre, d'insulte Qu'a causé pour les rangs un imprévu tumulte, Mais sans que rien s'explique; et si l'on peut dou-

[ter...

Page 1