‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 911 sur 1518 · SCENE II • LX TANTE, ORONTE, LISETTE · texte numérisé non relu

SCENE II • LX TANTE, ORONTE, LISETTE

LA TANTE

Jugez si ma joie est la vôtre.

Quand je fausse pour vous compagnie à tout autre. Du jardin, tout exprès, j'ai su me dérober.

ORONTE

Aussi Lisette sait.

Moi?

LA TANTE

Que vous savez fourber.

ORONTE

LA TANTE

Ne craignez rien d'elle, elle est ma confidente.

ORONTE

Léandre aura nié l'ennui qui le tourmente?

A quoi bon avec moi faire trop le discret?

De tout votre artifice il m'a dit le secret.

Un obstacle importun dont votre amour s'étonne.

Vous faisait m'abuscr, et je vous le pardonne.

Pourvu que l'amitié dont le noeud vous unit.

Ne s'aigrisse de rien de tout ce qu'il m'a dit.

ORONTE

Madame, je ne sais ce qu'il vous a pu dire. Mais je sais sûrement que pour vous il soupire, Et qu'il mourrait plutôt que vous l'avoir appris.

LA TANTE

On fait l'amour à Londre aussi bien qu'à Paris.

ORONTE

Qu'il s'y fasse, qu'aura cet amour qui me touche?

LA TANTE. ^bouche.

Je ne veux qu'un seul mot pour vous fermer la La comtesse d'Uspek... Vous êtes interdit?

ORONTE, bai.

Léandre m'a joué. Qu'est-ce qu'il aura dit? N'étant instruit de rien, je ne sais que répondre.

LA TANTE

Hé bien, sais-je la carte, et ce qu'on fait à Londre?

ORONTE

Madame...

Elle était belle?

ORONTE

Il ne m'est pas permis...

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