‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 916 sur 1518 · SCENE V LA TANTE, ORONTE, PHILIPIN, LISETTE · texte numérisé non relu

SCENE V LA TANTE, ORONTE, PHILIPIN, LISETTE

PHILH'LV.

Monsieur, votre avocat vient d'envoyer chez vous : Il dit qu'on se prépare à vider votre affaire.

ORONTE

Laisse-moi, son succès ne m'inquiète guère, J'ai bien d'autres soucis.

LA TANTE

Dites donc ce ([ue c'est.

ORONTE

Je sais qu'en mon destin vous prenez intérêt. Mais, de grâce, épargnez à l'ennui qui me presse, Ce qu'à taire toujours ma gloire s'intéresse; 11 suffit que le ciel de mon bonheur jaloux, Ne veut pas consentir que je sois votre époux.

LA TANTE

Non, non, c'est trop vouloir m'éblouir de vos ruses. Sur les ordres du ciel ne cherchez point d'excuses; Et sans tant de détours, pour fuir ce mauvais pas. Avouez franchement que vous ne m'aimez pas.

ORONTE

Je ne vous aime pas! Que dites-vous, madame? Philipin vous dira ce qu'il sait de ma flamme. Combien m'a-t-il ouï, tant de nuit que de jour. Me plaindre en vous nommant, et soupirer d'amour? Il a voulu cent fois en avertir Lisette.

Votre nom prononcé, notre nuit était faite : Mille doux souvenirs, pour le mieux embraser, Lui peignaient...

LA TANTE

Pourquoi donc ne me pas épouser?

ORONTE

Par un sort si cruel qu'à peine j'en respire.

LA TANTE

Mais enfin, quel est-il?

ORONTE

Je ne puis vous le dire.

LA TANTE

Vous ne le pouvez?

OBONTE.

Non.

LA TANTE

Ce sont là ces beaux feux?

De grâce...

ORONTE, bas à Fliilipin.

Ah! Philipin, secours-moi si tu peux; Suppose, invente, mens.

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