‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 936 sur 1518 · I.a fille d'Annibal · texte numérisé non relu

I.a fille d'Annibal

ATTALE

Oui, je l'aime, seigneur, L'absence ni le temps n'ont pu changer mon cœur ; Et si de votre appui j'ose flatter mon àme. Je puis me tenir sûr du succès de ma flamme. Le fameux Annibal reçu dans vos États, Si vous êtes pour moi, ne vous dédira pas. Contre ses ennemis vous lui prêtez retraite ; Et dans l'incertitude où ce besoin le jette. Deux rois pourront tenir son destin affermi. S'il eu a l'un pour gendre, et l'autre pour ami.

PRUSIAS

La vertu d'Annibal parait si peu commune. Que, sansdoute,ilest beau d'embrasser safortune; i:t vous ne sauriez mieux vous en faire l'appui, Qu'en cherchant par l'hymen à vous unir à lui. Mais, quand vous m'employez à vous y rendre office, Ouvrez les yeux, seigneur, et me faites justice.

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