‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 950 sur 1518 · LA MORT D'ANNIBAL, ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

LA MORT D'ANNIBAL, ACTE II, SCÈNE V

J'ai penso dire cncor, tout ce qu'il sent pour vous. Non, non, quelques rigueurs dont vous payiez mon Ne craignez rien de moi, je vous serai fidèle, [zèle, Et périrai pJLilôl que de rendre suspect Ce qu'au grand Annibal j'ai juré de respect. Trop licnreux, si mourant pour ne lui pas déplaire. J'apprends qu'il daigneplaindre un feu qu'il déses- Et voir, dans ce moment, d'un regard de pitié, [père, Ce que pour moi l'amour immole à l'amitié.

ANXIBAI,.

Ah! prince, c'en est trop, cachez-moi tant de zèle, Ma haine, à vous ou'ir, déjà presque chancelle; Et jamais les Romains, pour fléchir mon courroux. N'eurent un partisan plus à craindre que vous.

NICO.MÉDE.

Votre haine pour eux ne peut être assez fière. Je ne l'attaque point, gardez-la tout entière; Mais si vous ne cherchez à me priver du jour. Suspendez-en l'effet en faveur de l'amour. Flaminius nous quitte, et Prusias peut-être N'attend que son départ pour se faire connaître, Pour vous laisser de Rome affranchir son État.

AN.MBAL.

Et c'est dans ce dessein qu'il vous livre au sénat? Je veux bien lui parler; et d'un honteux voyage Par mes soins, s'il se peut, vous épargner l'outrage ; Je puis remettre Attale, et n'engager ma foi Qu'après que Prusias... Laissez-nous, je le voi.

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