‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 982 sur 1518 · SCÈNE VIII ANNIBAL, ÉLISE, NICOMEDE, ALCINE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII ANNIBAL, ÉLISE, NICOMEDE, ALCINE

ÉLISE, i Annibal.

Ah, seigneur, c'est donc vous?

ANNIBAL

Oui, que le ciel ramène Pour vous faire encor mieux hériter de ma haine, ne nos mauvais destins si vous venez à bout. Voici le bras, ma fille, à qui vous devez tout.

NICOMÈDE

Seigneur, le ciel peut-il favoriser un ti'ailrc?

ÉLISE

Mais ce traiti'e à vos yeux ne s'est pas fait connaître. Vous allez trembler, prince, au nom de Prusias.

NIGOUÈDE.

Quoi, mon père...

ÉLISE

Oui, de lui viennent ces attentats.

L'innocence d'Attale est assez avérée.

NICOMÈDE

0 triomphe pour moi de trop peu de durée! [sang, N'importe, osons, seigneur; tant que j'aurai du J'appuierai voire haine et soutiendrai mon rang.

ANNIBAL

Elle doit à vos yeux être d'autant plus chère. Que l'on voit chaque jour que Rome dégénère. Pyrrhus armant contre elle un dangereux parti. D'un poison préparé fut par elle averti. Quelque auimosité qu'elle se crût permise, Elle n'eu voulut point triompher par surprise; Cependant aujourd'hui le crime est de ses droits, Et, pour perdre Annibal, elle corrompt les rois.

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