‹ Théâtre complet. Nouv. éd., précédée d'une noticeChapitre 986 sur 1518 · SCÈ-NE II LE MARQUIS, CARLIN, LISE, C.\SCARET · texte numérisé non relu

SCÈ-NE II LE MARQUIS, CARLIN, LISE, C.\SCARET

LE MARQUIS, il Curlin, montrant Lise.

C'est de moi qu'on te parle?

CARLI.V

Oui, monsieur.

LE MARQUIS

Bon. Laquais, A ce prochain détour que faisait cette belle?

CASCABET.

Elle vous regardait, monsieur.

LE MARQUIS

Tant pis pour elle.

CARLI.N

Elle s'en souviendra.

Je le crois. Celle-ci, Qui de loin m'envisage, a l'œil bien radouci.

CARLIN

Elle vient de la part de certaine comtesse...

LE MARQUIS

Diable, il faut l'écouter. Tu nommes la maîtresse?

LISE

La comtesse d'Orgueil.

LE .MARQUIS

D'Orgueil! Le nom est grand.

Vieille ou jeune?

LISE

Elle n'a que vingt ans.

LE MARQUIS

Bien lui prend.

Lajeunesse estmongoùl, sanscela point de tendre. Avecque le mari quelle mesure à prendre. Est-il accommodant?

LISE

Elle est veuve.

LE MARQUIS

Tant mieux.

Les veuves, la plupart, sont mets délicieux; Et de quinze à vingt ans il en est d'égrillardes Qui donnent au défunt de terribles nazardes. Pour moi, j'en ai tant vu de toutes les façons, Qu'au besoin je pourrais en faire des leçons. Et fille etfemme, et brune et blonde, j'ai beau faire. Tout m'en veut.

Qui pourrait n'aimer pas à vous plaire? Un marquis qu'on fait gloire en tous lieux d'ad-

[mirer. ,

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