‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 113 sur 280 · PALMA, GERTRUDE, CHRISTEL, UN DOMES- TIQUE, HERMANN · texte numérisé non relu

PALMA, GERTRUDE, CHRISTEL, UN DOMES- TIQUE, HERMANN

HERMANN

Maître, la fille de monseigneur.

PALM A, montrant Gertrude.

C'est ma mère, madame.

CHRISTEL, à part.

Pauvre femme! (Elle va a elle et ini prend les mains.) Voilà longtemps, bonne dame, que je souhaitais de vous voir... Mais vous vivez si retirée ; je vous ai à peine aperçue de loin quelquefois sur cette terrasse.

GERTRIJDE.

Je vous remercie, mon enfant ; mais ce n'est pas un spectacle à rechercher pour de jeunes yeux brillants, comme doivent être les vôtres, que celui de la vieillesse et de l'infortune.

CHRISTEL

C'est un spectacle et un exemple à rechercher pour tous, que celui d'une sainte résignation aux volontés du ciel.

160 PALMA

GERTRUDE

.Voilà de bien graves paroles, mon enfant, qu'il faut laisser aux vieillards et aux pauvres : n'êtes-vous pas la fille du noble baron d'Arnheim ?

CHRISTEL

Tous les âges et toutes les conditions ont leurs souffrances.

GERTRUDE

Que Dieu vous bénisse, jeune fille.

Elle se 1ère.

PALMA

Vous retirez-vous déjà, ma mère ?

GERTRUDE

Non, Johann, mais vous m'avez dit que la journée était belle ; je voudrais respirer un peu l'air et sentir le soleil : je vais sur la terrasse.

HERMANN

Prenez mon bras, madame Gertrude.

Ils sortent sur la terrasse par la gauche.

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