ACTE TROISIÈME
CHRISTEL à part.
O Dieu !
LE BARON
Mais vous vous avouez donc coupable ?
PALMA
Je suis innocent.
LE BARON
Maître, comment puis-je vous croire ?Tout s vous. En ce moment même... votre trouble., de vos traits... tout confirme le bruit qui vou:
PALMA, accablé.
Il est vrai... tout m'accuse !... Mais je suis i
CHRISTEL
Maître Palma, se peut-il que vous n'ayez ri dire? Oh! mon père, attendez encore... s'il dis votre terrible justice allait s'égarer !
LE BARON
Ma fille!
CHRISTEL, a Christian*.
Monseigneur! de grâce... parlez pour lui l'aviez vu comme moi auprès de sa mère, vc riez le croire coupable, monseigneur!
CHRISTIAN, froidement.
Madame... (a part.) Elle aussi, elle l'aime...
LE BARON
Maître Palma, j'aurais voulu n'avoir cont des préventions; mais j'ai des preuves.
CHRISTIAN
Qu'est-ce donc?
* Christel passe à côt(* de Christian.
182 PALMA
PALMA
Des preuves?
Vous attendiez deux étrangers à l'auberge de Borghetto. Avant leur arrivée, vous leur aviez écrit un billet qui vient de m'être rerais par le jeune maître de cette auberge. Voici ce billet, (usant.) « Je vous ai attendus, tous deux, jusqu'à dix heures. Dans huit jours je reviendrai. Si je ne vous trouve point, n accusez que vous de ce qui arrivera. Je veux en finir avec vous, à tout prix. — johann. » Est-ce votre écriture?
PALMA
Oui, monseigneur. Mais ce billet n'avait rien de commun avec les deux étrangers qui ont péri : ceux à qui s'adressait ce billet sont vivants.
LE BARON
En ce cas vous pouvez me dire leur nom, et les faire paraître devant nous?
PALMA. Il hésite. Mouvement d'inquiétude de Franz et de Christian.
Non, monseigneur.
LE BARON
Puisqu'il en est ainsi !
Il va a la table et écrit*.
CHRISTEL, a part.
Perdu! hélas!
CHRISTIAN, à part, avec âme.
généreux enfant! Non, je ne puis le laisser mourir ainsi, (au baron.) Monsieur d'Arnheim, je vous demande la grâce de ce jeune hom'me. Le jour qui unit nos deux familles ne doit être un jour de malheur pour personne...
* Palma, Christel, Christian, le baron, Franz.