ACTE TROISIÈME
Au nom de votre fille,., et de mon fils... je vous demande cette grâce!
LE BARON
Altesse !
CHRISTIAN
Je sais, monsieur, que toutes les apparences l'accablent. Je vois qu'il ne se défend pas; mais sa vie passée le défend bien haut. Sous ce silence étrange, obstiné, qui sait s'il ne nous cache pas un malheur ou une vertu plutôt qu'un crime? Monsieur d'Arnheim, croyez-moi, ne chargez pas votre conscience de cette douteuse justice, que le jour de demain appellerait peut-être une sanglante méprise. Faites grâce à ce jeune homme!
LE BARON, se levant.
Eh bien ! que Dieu le juge. Partez donc, monsieur, partez! quittez aujourd'hui môme ce pays... Quittez l'Allemagne...
PALMA
Monseigneur, je ne suis pas coupable, je ne veux pas de grâce.
LE BARON
Mais c'est de la folie.
C'est de la fatigue, je veux mourir.
CHRISTEL
Vous oubliez que vous n'êtes pas seul au monde, maître Palm a.
PALMA
Il est vrai... il est vrai... C'est que ma tête «e Monsieur le baron, j'accepte, non pour moi, n ma mère.
PALMA
CHRISTEL
Mais ces paysans qui assiègent le château ne le laisseront point sortir.
LE BARON
En effet.
CHRISTIAN
Je vais raccompagner avec mon fils ; et si Ton s'oppose à notre passage, j'affirmerai, s'il le faut, que c'est à nous que ce billet s'adressait, (a raima.) Venez, monsieur.
PALMA, amèrement.
Ah! monsieur,... monseigneur!... Quand pourrai-je vous payer tout ce que je vous dois?
CHRISTIAN
Assez. Partons.
Ils sortent