‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 142 sur 280 · SCENE VI Les Précédents, LE BARON D'ARNHEIM, Paysans · texte numérisé non relu

SCENE VI Les Précédents, LE BARON D'ARNHEIM, Paysans

HERMANN

Vous venez pour arrêter mon maître, monseigneur : il est trop tard. Venez prendre son corps, si vous Posez, à cette femme qui le garde : c'est sa mèrel

LE BARON. A mesure que le baron parle, Gertrude se redresse et parait l'écouter avec anxiété.

Si cette femme est en effet la mère de maître Johann Palma, et si sa piété est telle qu'on le dit, elle doit supporter ce malheur avec résignation, puisqu'il épargne à son fils la flétrissure d'une peine infamante.

Il n'ose approcher, do peur de troubler la douleur de Gertrude. GERTRUDE, au comble de l'élonnement et de l'effroi, à Hermann.

Quel est l'homme qui vient de parler?

HERMANN

C'est le baron d'Arnheim»

GERTRUDE

Le baron d'Arnheim!... Ne te trompes-tu pas, Hermann?

LE RARON, aux gardes.

Vous n'avez plus rien à faire ici ; laissez cette femme à sa douleur.*. La justice de Dieu a prévenu la nôtre.

Il sort, ensuite tout le monde.

GERTRUDE

Réponds encore, Hermann, quelle est cette voix?

HERMANN

C'est la voix du baron d'Arnheim.

GERTRUDE

Du baron d'Arnheim!... Non, tu m'abuses!... non... mon oreille n'a pu se tromper! Seigneur, voilà donc votre

équité! (Posant la main sur la poitrine de Pahna.) Mais... mon Dieu!...

son cœur bat! Hermann, mon fils est vivant!

HERMANN

Oh ! silence ! silence ! madame Gertrude !

GERTRUDE, avec joie, criant.

Vivant! vivant!

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