‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 245 sur 280 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

risqué votre première déclaration à sa fille. Bonhomme ! quelle pose I... Eh hien! je vous dirai, capitaine, qu'il était temps pour vous que ça finisse !

GRUNSBERG.

Pourquoi ça ?

LANSMANN.

Parce que si ça ne finissait pas ce soir, ça pourrait bien ne finir jamais... avec vous, s'entend.

GRUNSBERG.

Pourquoi ça ?

LANSMANN.

Parce qu'il y a des troubadours en campagne.

GRUNSBERG.

Chut! Qu'est-ce ?... Parle, Lansmanu.

LANSMANN.

Voilà plus d'une quinzaine, mon capitaine, que j'ai passé l'inspection d'un individu maigre, pâlot, fourniment de pékin soigné, qui rôdaillait à la brune devant la grille du jardin... Dix fois depuis je l'ai reconnu; tantôt dans une barque sur le lac, tantôt sur le chemin, et toujours cherchant à croiser, ces dames. D'abord, moi, je m'étais fourré dans la tête qu'il en voulait à la petite femme de mon major... et je n'attendais qu'une occasion propice pour lui casser la moelle pépinière.

GRUNSBERG.

Et tu es sûr que ce n'était pas en ^effet à madame ?... de Lisfeld...

LANSMANN.

Il paraîtrait que non, capitaine ?

Sais-tu où il loge?

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