‹ Théâtre complet (volume 2)Chapitre 248 sur 280 · SCÈNE TROISIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIÈME

OLYMPE

Mais, mon père !

lt: major.

Je te dis que je suis seul !... Ma femme ne compte pas» et dans les termes où nous sommes, Grunsberg ne compte plus !

GRUNSBERG.

Cependant si vous l'ordonnez, chère madame Durand...

OLYMPE

Non, non, restez, capitaine... Il faut que vous sachiez ce

que je viens dire à mon père... (Olympe ra serrer la main (le Césarlne, pendant que Grunsberg parle au Major. — Olympe à Césarine, bas.)

Avez-vous lu la lettre de ce jeune homme, des bords du lac ?

OÉSARINE, la montrant.

Oui!

OLYMPE

Me croyez-vous aimée sincèrement?

Ah! ma pauvre Olympe !... je crains que vous ne vous mépreniez !

Grunsberg, pendant ce temps a causé avec le Major, qui lui dit tout haut en finissant :

LE MAJOR

Tu vas voir... Parlez, ma fille... Voyons, qu'avez-vous à me dire?

OLYMPE

Mon père, c'est au sujet de ce mariage...

LE MAJOR

Eh. bien !

GRUNSBERG, à part.

Je tremble à part moi !

OLYMPE

Eh bien, mon père... j'ai réfléchi !

LANSMANN, arec un geste de désespoir.

Oh ! guignon !

LE MAJOR

Va te promener !

Écoutez-la, mon ami !

OLYMPE

J'ai trop appris par moi-même tout ce que l'urne de Thymen peut contenir de larmes pour ne pas redouter les dangers d'une union précipitée. -

LE MAJOR

Précipitée!... après quatre ans de réflexion? Enfin, je te l'accorde... Durand était un polisson... Il m'avait trompé moi-même indignement... car il m'avait dit qu'il jouissait d'une bonne santé, et c'était faux, puisqu'il est mort...

Vous voyez à quoi on peut être exposée...

LE MAJOR

Oui, ma chère amie, avec un inconnu, (a oiympe.) Mais est-ce que tu ne connais pas Grunsberg? Enfin, ma fille, écoute, tu es complètement majeure ; tu feras ce qui te plaira... Mais si tu me fais encore une fois la farce indécente de refuser mon ami Grunsberg, tu iras consulter le vœu de ton cœur où tu voudras... mais ce sera hors de ma maison.

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