SCÈNE TROISIÈME
GRUNSBERO.
Ah ! guignon !
OLYMPE
Mon père, jusqu'à l'heure de la signature du contrat, je demande à garder toute la liberté de mon choix... C'est une bizarrerie... une folie... soit... Mais je vous prie, mon père, et vous aussi, capitaine, de condescendre à cette dernière faiblesse...
LE MAJOR
Pardi!... Nous y condescendons, n'est-ce pas, Grunsberg ?
GRUNSBERG.
Mais, mon ami...
LE MAJOR
Laisse-moi donc faire... (n tire sa montre.) Il est trois heures ; le notaire vient à six ; si tu veux réfléchir et faire ta toilette, tu n'as que le temps... ainsi, va vite...
OLYMPE
Merci, mon père, et vous aussi, estimable capitaine. ENSEMBLE*.
CKSARINE.
Adieu, messieurs, sans plus attendre, Je vais inviter nos amis, Soyez-en certain, mon vieux gendre, L'hymen ne sera plus rerais.
OLYMPE
Si ce beau jeune homme au cœur tendre Vient ainsi qu'il me Ta promis, A m'épouser il peut prétendre ; Refuser ne m'est plus permis.
* Olympe, Césarine, le Major, Grun*berg.
LE MAJOR
Ce soir, j'ai grande peur d'entendre, Dire devant tous nos amis, Qu'Olympe veut encore attendre, Que l'hymen est encor remis.
T.RUNSBERG.
D'après cela, je crois comprendre Que l'hymen est encor remis !
Quand on est jeune, on peut attendre:
A moi, cela n'est plus permis.
CKSARINE, au Major.
Si quelqu'un, pendant mon absence, Vous rapportait mon chien, tantôt, Donnez cent francs de récompense.
LE MAJOR
C#nt francs. (A paît) Cent calottes, plutôt î
ENSEMBLE, reprise.