HECTOR, OLYMPE, CÉSARINE
HECTOR, s'arançant à Olympe.
Mesdames...
OLYMPE, le* yeux ridiculement balMi».
Monsieur !
C'est bien lui !... c'est bien le jeune homme qui me suit depuis quinze jours !
HECTOR, regardant Césarine.
Madame... (a part.) Elle est charmante !
CÉSARINE, à part.
Il prend Olympe pour ma mère et c'eBt moi qu'il croit demander en mariage.
* Olympe, Hector, Césarine»
HECTOR, a part
Elle a l'air bien timide, la maman !... (Haut) Mesdames, vous voyez devant vous un solliciteur... un suppliant... je suis forcé d'invoquer la gravité impérieuse des circonstances, pour justifier ce que ma démarche a de précipité... d'inattendu...
OLYMPE
D'inattendu ?... Oh !... non !...
HECTOR, à part.
J'aurais préféré que ce mot fût dit par la fille... enfin î...
(Haut.)
OLYMPE, pudique.
D'abord, nous vous avons remarqué plus d'une fois sur notre chemin, et il était difficile de se méprendre au jeu de vos regards.
CÉSARINE, à part.
Voyez-vous, la vieille coquette !
HECTOR, à part.
Ah ! la maman ! avec son petit air chose... Elle y voit clair, allez ! (Haut et regardant Césanne.) Comment ! vous avez daigné pressentir.
OLYMPE, s avançant
Ce que votre lettre m'a confirmé ce matin.
HECTOR
Ma lettre !
CÉSARINE, à part.
Mais, si je la laisse faire elle va commettre un véritable homicide !
HECTOR, regardant Césarine.
Vous avez ma lettre ?...