ACTE CINQUIEME
B LAN CH 1-
Kl que peut être pour moi celui qui en a conçu ta pensée ? y songez-vous ? Mais jamais l'abîme qui nous S':paie ne m'est apparu plus profond, plus infini... C'est L'étendue des cieux qui nous divise ! ne le comprenez-vous pa - '.'
LE MARQUIS, lui prenant les main? avec désespoir.
Blanche!... ma sœur!... chaque minute que nous perdons peut être irréparable... je t'en prie, sauve-le !
BLANCHE
AU ! vous ne savez pas comme vous êtes cruel !... Faut-il donc tout vous dire ?... Oui... je l'aimais... je l'aimais!... et j'ai eu le courage de le fuir... et je suis venue ici le ■ déchiré... pour obéir aux sentiments dont vous m'aviez appris, vous le premier, à faire la loi inviolable de ma pense'e et de ma vie... et lorsqu'enlin, à force de combats et de souffrances, j'ai conquis un peu de calme H d'oubli, vous venez vous-même rouvrir ma blessure à peine fermée... et me soumettre à cette horrible épreuve ! Ah ! Olivier ! épargnes-moi ! Laissez-moi le seul bien qui me reste... la paix... Adieu !
Elle fait un pa? pour s'éloigner ; le marquis passe derrière Blanche.