SCENE IV
RAOUL, LE COMTE, rentrant
RAOUL
Gomment! déjà?
LE COMTE, de la porte, d'un ton piteux.
Ecoute, Raoul, plus j'y réfléchis, plus je suis convaincu que ma femme ne voudra pas te recevoir, et vraiment je ne peux pas l'y contraindre...
RAOUL
Ail!
* Raoul, le comte.
ni. 10.
LE ( i approchant,
ids! si tu veux avoir la moindre chance d'être accueilli el d'êti .il esl indispensable que lu te pré-
es d'abord sous un autre nom que le tien.
BAOUL.
Gommenl ?
LE CoMTK.
m'en esl i enue toul à coup, el je la crois bonne; ma femme ne te connaît pas, elle ne t'a jamais vu... 1 moi te présenter, par exemple, sous le nom de d'Arnaud, notre ancien camarade à tous deux, dont elle m'a souvent entendu parler, el qui est maintenant consul à Trieste. Elle ne le connaît pas plus que toi... Tu arrangeras une his quelconque. Tu diras imme que tu es envoyé par
M. de Morière... qu'il est mort... ou mourant, comme tu voudras, qu'il t'a chargé de lui recommander sa tille... Cela I "*iit la toucher... En toul cas, du moins, elle t'écoutera.
RAOUL
Et ensuite?
LE COMTE
Ensuite... dame... on verrai Si tu réussis à l'intéresser, tu te démasqueras peu à peu, tout doucement. Sinon eh bien ! au moins uni- ne -erons compromis ni l'un ni l'autre,
RAOUL
Je t'avoue, mon ami, qu'il me répugne un peu d"employor ce moyen de comédie dans une affaire où mes sentiments les plus vifs et les plus sincères sonl en jeu... D'ailleurs, d bien sûr que ta femme ne me connaisse pas?
LE COMTE
liais j'en suis sûr! Où t'aurait-elle vu? A La suite de tou are, tu as été Longtemps absent de Paris... Depuis ton retour, nous vivons les deux tiers d • L'année à La campagne... ! '• I mme ne sort de L'intimité de son fau-