‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 20 sur 305 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GEORGES

Comment! plus de bon Dieu'?... Qu'est-ce que cela signifie?... Est-ce que le monde ne devient pas meilleur tous les jours, voyons... Soyez donc juste pour votre temps, père Hoël... est-ce qu'il n'y a pas moins de pauvres qu'autrefois sur terre ?

li u e l .

Moins de pauvres... pas moins de malheureux!... Le pain n'est pas tout!

DIDIER

Ah ! mais je vais l'embrasser, moi, ce bonhomme-la, s'il continue.

Autrefois, tout autour d'ici, c'était comme un paradis... de l'eau et de la verdure... des fleurs et du soleil... des danses et des chansons... tout ce qui réjouil le cœur... à présent, partout du charbon et delà ferraille comme en enfer.

DIDIER

Bravo !

Mais eu fait de verdure, est-ce que les bois du château ne vous suffisent pas ?

HOEL, son accent s'élàre et devient peu à peu menaçant

Ah ça !... les bois du château, il ne faudrait pas y toucher, ni au château non plus... ni à ceux qui l'habitent... à la demoiselle surtout... car c'est la fille de nos vieux seigneurs... et une sainte iille... et la reine du pays... et il y en a bien qui aimeraient mieux voir couler tout le sang de leurs veines, que de la voir pleurer !... .\on ! il ne faudrait pas y toucher... ou il y aurait un malheur !

Louise, qui était as*ise se lève. Didier a cessé lie dessiner.

GEORGES, avec gravit*.

Quel malheur y aurait-il?

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