SCENE III DE CAMBRE, Pui* JULIE
abre reste an moment immobile, l'œil fixe. — Puis il *e dirige tout â coup avec un air <le ré^lution tenilile ver> la cbambte «le sa feinine. — Comme il evant la porte, Julie p;ir<<u.
DE c A M B R E , se con tenan i Ali! j'allais chez vous.
JULIE
Merci. Vous m'avez retenu Cécile, je pense.
DE CAMBRE
Oui, nous causions là tous deux.
.1 i. LIE.
Elle est dans le jardin?
Elle fail un pas vers le fond.
DE CAMBRE
Oui; mais je serais bien aise de vous dire quelques mots... si vous êtes assez bonne pour prendre voire ouvrage.
JULIE
Bien volontiei 9.
Elle le regarde avec un vague sentiment d'effroi, prend un ouvrage de broderie et se mel a travailler.
D F. CAMBRE, après une panse, parlant lentement et les yeux dzès but le visage de Julie
Voici une Lettre douloureuse que je virus de recevoir.
.1 DLIE, lerant les yeux.
Une lettre?
DE CAMBRE
D'Egypte... «lu consulat de France, au Caire.
I ULIE, pâlissant.
Ah!
DE CAMBRE
Il s'agit malheureusement d'un ami. Vous pressentez ce que j'ai à vous annoncer... (juiie le regarde.) Turgy!
JULIE, se soulevant brusquement, L'œil attaché sur le regar<l de ?on mari.
Mort?
Ii'1 Cambre i<;pon<l d'an signe «le tête.
JULIE retombé assise, en murmurant :
MOIl Dieu! (Julie poursuit aia^liinaleinent son travail, pais elle reprend sans
lever les yeux.) Comment s'est-il tue?
DE CAMBRE
Mais il ne s'est pas tue' !
JULIE
Ah! je croyais que vous m'aviez dit...
DE CAMBRE
Ce sont les fatigues! les fièvres, qui l'ont tué.
JULIE, après un moment <le silence.
Sa mère va être bien malheureuse.
DE CAMBRE
Elle ne le sera pas seule.
JULIE
Non... sans cloute.
Sans parler de nous... je ne sais véritablement comment apprendre cette nouvelle à Ce'cile.
JULIE
A Cécile?
DE CAMBRE
Oui... Est-ce que vous ne vous êtes jamais aperçue de son penchant pour Turgy?
m lo
.i r LIE
JULIE
Non.
DE CAMBRE
Ali ! ma chère ! (jolie fait un geste inccrtaia ) Mais souvenez-vous
Il ~e k-ve brusquement.
JULIE
De quoi?
DE CAMBRE
Comment! mais Cécile elle-même, dont j'essayais tout à l'heure de connaître les sentiments, me disait qu'elle vous avait confié - -t. Tan passé, le jour même du départ de Tur^y. Elle me le disait là, il y a quelques minutes... Elle ne mentait pas, je supp<
JULIE, avec uii rire nerveux.
Ah! mon Dieu!... Alors, c'est moi qui mens, que voulezvous!... Au reste, je nie souviens maintenant... Mais elle m'avait parlé de cela si légèrement!
Si Légèrement?... i a1 st pas ce qu'elle me disait...
A l'en croire, votre entretien sur ce Bujet avait été tri rieux, très approfondi. Elle ajoutait même que vous l'aviez dissuadée de s'attachera un sentiment qui n'avait, suivant vou-. aucun espoir, aucun avenir...
JULIE
possible, oui.
DE CAMBRE
Estn •• que vous souffrez davant - latin? Voua
hi'.'Il j
JL LIE.
le -"Uiiie beaucoup, oui.