‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 22 sur 305 · GEORGES, DIDIER · texte numérisé non relu

GEORGES, DIDIER

GEORGES, allant à Didier.

Eh bien ! ton bonhomme moyen âge, qu'en dis-tu ?

DIDIER, avec énergie.

Mais, mon cher, à ta place, sais-tu que je le ferais arrêter, moi, cet animal-là !

GEORGES, riant et s'asseyant à droite du bureau de Louise, Didier à gauche.

Bah ! vraiment?... pourquoi donc, pauvre bonhomme ?

* Didier, Louise. Georges.

Je n'ai pas voulu t'en parler devant ta - eur : mais il t'a positivement menacé de mort, lu -ai^. avec sa - ■ ■ 7

- but a parfaitement compris, va! Mais nous sommes un peu habitués tous deux à ces menaces, rarement suivies d'effet, quoiqu'on ait lente plus d'une fois de mettre i chez moi.. Je te L'ai dit... Les deux principes, le vieux monde et Le nouveau sont ici directement en pré- ... ils se choquent, et les flammes jaillissent. Tu dois comprendre que je m'anime un peu moi-même à ce jeu-là?

DIDIER

enfin, qu'est-ce que c'est donc que cette histoire ? [ue c'est donc que ce château, cette famille, cette jeune Lille, dont il parlait ?

GEORGES

La Belle au bois dormant ? Cette famille, mon ami, La famille de Guy-Châtel, une de> vieilles maisons de Bretagne,qui possédait jadis toute la contrée... Cette jeune fille, c'est mademoiselle Blanche de Guy-Châtel, qui a poui le marquis Olivier-Jean, mon ennemi intime : lui. hautain Laienard, fort chasseur devant L'Éternel, s'égayant le matin : une pièce de cinq francs à trente pas entre

les doigts de son garde ; elle, jouant à la châtelaine fëoimmobile et impassible dans tout l'orgueil, dans tous Les pi . si tu Le veux, dans toutes les vertus

rous deux iteurs fanatiques des vieilles

qui étail leur empire... Or, mon grandii ; il raccommodait les roues de Leui voitures... Tu juges de quel œil ils ont pu voir, de ition mi !i. l'accroissement de notre for-

tune et de notre importance dans le pays... et tu comprends quels 'ii - les sentiments

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