SCENE YII
ROSWEIX
et bon courage!
Marthe sort.
Ah ! je suis sauvé ! Elle m'aime !... Plus de fièvre, plus de vertige, plus de combats, plus d'enfer... Dieu me reprend !... Que j'aime cette chambre, ces objets familiers... ces meubles que sa main touche à chaque instant. Oui... j'enfermerai ma vie dans ce santuaire ! Quelle joie que le travail près d'elle ! Quel repos profond s'est fait en moi tout à coup !... J'avais le cerveau plein de de'sordres et d'orages... le souffle d'un ange a passé sur mon front... j'éprouve une paix immense... bienheureuse ! (il s'assied à pauehe.) Non, jamais je ne la tromperai ! jamais je ne ferai couler une larme de ses yeux!... Spectres ardents, magi-
iit. 16.
ciennes fardées, je vous délie; L'ombre de ses ailes vous chassera ! (11 se ibn.) Ah ! toul m'esl »:^al maintenant... Eh bien, si je tombe ce soir à Sainl-Charl i une con:
trariété, sans doute... très vive, même... mais je retroucette occasion perdue... J'ai cent opéras qui me chantent dan- la tête.., Ali! ces <:molions m'ont brisé... 'n s'assied ■ droite/ Je voudrais qu'on me laissai là, tranquille, tonte la soir<;'-...
CABNIOLI, an <1.-lior=.
Roswfin î Andréa mio ! (eb rtduur.) È venuto, il fa
ittante.
ROSWEIN, =o lf-vant.
C'est Carnioli.
CARNIOLI.
Descends donc, animal !
ROSWEIN, il va à la fenêtre.
bon chevalier, je ne conduis pas l'orchestre... Laissez-moi ici, je >nis si heureux... si rous saviez.
CARNIOLI, an
Pourquoi es-tu heureux ?
ROSWEIN.
Elle m'aime
Qui ■'.
Je l'épouse !
Qui ?
Marthe lj
CARNIOLI, au dehors.
nnswKi n
CARNIOLI.