‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 264 sur 305 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

ROSAYEIN, CARNIOLI, sortant du balcon* GARNI OLI.

Andr^' !

ROSWEIN.

Carnioli ! est-il possible, Carnioli !

* Carnioli, Roswein.

CARNIOLl, le regardant avec émotion.

Tu es bion changé, mon pauvre enfant. Ta main, ami !... Allons, viens-t'en !

ROSWBIN.

Comment ! où voulez-vous que j'aille ?

CARNIOLl.

Sortons d'ici, te dis-je ; je ne veux pas que tu restes une minute de plus dans cet enfer !

ROSWBIN *.

Qui m'y a jeté', Garnioli ?

CARNIOLl, frappant du pied.

C'est moi, mille diables! Ne me le re'pète pas, je me le suis dit assez ! E-t-ce que j'avais l'ide'e, moi, d'un innocent de ton espèce, d'un amoureux de ta trempe '?... Comment ! tu es un homme, un homme d'esprit, de ge'nie, et je viens de te voir là, pendant vingt minutes, exe'cuter docilement tous les exercices d'un acrobate, sous le fouet de cette coquette impitoyable !

ROSWEIN.

Ah ! taisez-vous !

CARNIOLl.

Sang de mes veines ! à quoi te sert donc cette cravache

que VOlKl? (il saisit une cravache oubliée sur un canapé et fouette les

meuble^.) Allons, viens-t'en ! partons !

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