‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 286 sur 305 · JEANNE, GASTON · texte numérisé non relu

JEANNE, GASTON

JEANNE, çpii a repris sa place sur le canapé à droite.

J'espérais ne pas vous voir.

GASTON

Quel accueil !... Pourquoi? Que s'est-il passé'?

Mon mari sort d'ici.

Je sais.

Il est rentré ce soir, contre son habitude... Il m'a tenu un langage singulier... Je suis tourmentée, inquiète... je vous supplie de vous retirer.

GASTON

Ma chère cousine, permettez-moi de vous dire que je ne comprends pas votre inquiétude... Je viens vous faire une visite... Est-ce que vous ne pouvez pas me recevoir comme tout le monde... <j1 même plutôt que tout le monde... en ma qualité de parent et de très ancienne connaissance?

Sans doute... mais cette malheureuse invention... pour vous dire que j'étais seule... Ces lumières, ce sicnal.. m. 21.

hier dans létourdisseuienl du bal, cela m'avait paru une simple espièglerie comme du temps de notre jeun Mais je vois maintenant combien cela donne une apparence mauvaise... Dieu sait pourtant si elle est justifiée] Car ce que je voulais vous dire dans ce mystérieux têteà-tête, en ve'rite' mon mari pourrait l'entendre!

Je ne me suis pas llatte', ma cousine... J'ai toujours pensé qu»* je venais ce soir à un rendez-vous... d'amitié.

Il s'assoit ?ur un*» chaise a gauche.

Vous en serez encore mieux convaincu quand vous partirez. — Je vais vous parler avec une grande franchise, Gaston : cet entretien, ce tête-à-tête, je vous l'aurais demandé, si vous ne m'aviez prévenue. Nos conversations rapides à travers le monde ne pouvaient suffire à nous bien rendre compte l'un à l'autre de notre situation mutuelle, à bien e'tablir le caractère des relations qui doivent. exister entre nous... s'il doit en exister.

Gaston.

v'il doit en exister?

Oui, et cette explication m'a paru d'autant plus nécessaire que vous sembliez vous-même assez incertain des terme> dans lesquels \..us devez vivre avec moi, si j'en juge par quelques nuances de votre langage, qui, je fous l'avoue, ne m'ont pas plu.

G AST O N

Vous n'avez qu'à me signaler ces nuances, ma cousine, pour qu'elles «lisparaissent à jamais. — Mais je vous supplie de comprendre le trouble d'esprit que j'ai dû éprouver .•n roua revoyant.». W un gma .!■• Jeanne. Pardon, je ne dis qu'un»- chose forl simple... Quand on m'a envoyé à Flo-

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