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Il y a toujours du mérite à être brave, avec ou sans imagination.!. Mon Dieu, ma chère cousine! tant de qualités. unies à une belle fortune, expliquent, votre choix à merveille. Mais ayez donc la bonté de me dire comment ce mariage s'est fait? Quand j'eus le chagrin de m'éloigner de vous pour suivre ma carrière, il n'était question de
rien... vous ne connaissiez pas même M. de Solis... e1 on
an à peine après mon départ, voilà cette nouvelle qui me tombe comme la fondre!
.1 E ANNE, riant avec b
Oh ! gomme la foudre !
Elle se 1ère, s'approche du feu et se chauffe les pieds. GASTON, vivement
Ah! permettez!
JEANNE, riant.
Non, non, je fous en prie... Mon Dieu, voici toul bonnement ce qui s*est passé. M. de Solis avait voyagé quelque 5, après avoir quitté le service. Il ne faisait que de s'installer à Paris à l'époque de votre départ... Il plut à ma mère... elle l'agréa de suite... Moi, j'y mis un peu plus d'hésitation... j'attendis; je demandai du temps; mais enfin... enfin, me trouvant suffisamment édifiée, je n'hésitai plus.
G LSTON, 'lebout, -l'un ton très sérieux.
Dois-je vous jurer, ma cousine, que la première nouvelle de ce mariage m'est arrivée la veille du jour où il allait •mplii '.'
.1 E A N N E , ironiquement
j( très vraisemblable. Mais je ne vous Le demande
pas, et je vous serai obligée de ne pas insister.
GASTON, avec viva.it.-.
Ah! pardon!... que je ne me permette pas de reproches,
Loul simple... mais que j'en reçoive, vraiment c'esl
<i dur!... Oh! je sais parfaitement qu'au moment où
l'ai quitté Paris, il n'y avait entre nous aucune pron
aucun - - ienl formel... mais enfin, vous connaissiez
- vôtres... Qu'allaisje faine à Florence? J'allais y faire un 9tage exigé par ma famille, qui esl la vôtre... J'allais conquérir une situation