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Ah ! très bien !... (a demi yoô, comme à lui-même.) Oui, naturellement. — En - 'est moi qui partirai, voilà tout... Et qu'est-ce que vous allez lui dire, à votre mère ?
JEANNE, accablée.
Je ne sais pa-.
SOLIS
Voulez-vous que je la prévienne ? que je lui parle d'abord. Oh ! soyez tranquille... je n'aggraverai rien... au contraire... j'atténuerai... ou plutôt je dirai la vérité... Je dirai que votre faute, impardonnable aux yeux d'un mari, ne l'est pas aux yeux d'une mère.
JEANNE. ;. v..ix basse.
Vous avez pitié' de moi.
SOLIS, aprè> un court silence d'émotion reprend avec fermeté.
J'ai pitié' de votre mère, et je veux Fe'parimer : de plus -ire couper court à une situation impossible... Votre mère prévenue, vous pourrez immédiatement quitter cette maison, et tout sera fini.
J E A N.N E , doucement
.1" comprends que vous ayez hâte d'être délivré de moi.
Oui, Jeanne... Dieu sait que je n'ai pas cherché ce moment... .je n'ai pas provoqué ce désastre, mais si affreux qu'il -"it. j'avoue que j'y trouve encore quelque consolation. Il ni'- délivre, comme vous dites, d'une existence qui n'était pas un supplice pour vous seule. 11 est dur, je vous t'atteste, pour un galant 1 ime, de voir sans cesse pendant d'-s années les meilleures, le- plu- digu >s inspirations de sa raison et de son cœur méconnues, dédaignées, repoussées presque comme des outra.