BLANCHE, LE COMTE
BLANCHE
Bonjour, mon cousin... Venez là vous asseoir, je vous prie!
LE COMTE
Ma cousine...
Il lui bai>e ta main et s'assied près d'elle * BLANCHE, continuant .«on travail.
Eh bien! vous êtes aile' chez ces gens, là-bas?
LE COMTE
Oui, ma cousine, j'y suis alie' avec Charles...
BLANCHE, travaillant
Ils consentent?
LE COMTE
Non, ma cousine... ils refusent.
BLANCHE, attachant «ex yeux «ur le comte
Ah!
LE COMTE
Mon Dieu!... oui... ils refusent...
BLANCHE
Même pour de l'argent?...
LE COMTE
Même pour de l'argent... Et il parait réellement, ma cousine, que vous leur demandiez une chose très difficile...
* Le comte, Blanche,
111 LA BELLE Al BOIS DORMANT
(Blanche continue de travailler, le front soucieux.) Au reste, peiTllelteZ-
moi de vous le dire, vous vous exagérez peut-être un peu les inconvénients de ce voisinage... car enfin... à la distance où vous êtes de l'usine, le bruit des travaux ne peut arriver jusqu'à vous... et quant à la fume'e, c'est seulement, remarquez-le bien, quand le vent souffle de l'ouest...
BLANCHE
Qui avez-vous vu?... le frère ou la sœur?
LE COMTE
La sœur.
Rien vulgaire, n'est-ce pas?
LE CûMTE.
Un ppu sauvage.
BLANCHE
Et le frère ?... le connaissez-vous ?
LE COMTE
In peu... de vue... ma cousine.
BLANCHE
Quel homme étrange, n'est-ce pas? souriant ayec effort.) Croiriez-vous qu'il me fait peur?...
LE COITE
Peur!... pourquoi donc, ma cousine? Il n'a rien d'effrayant... il esl même assez joli garçon.
BLANCHE
Je l'ignore... mais il méfait peur!... Il est vrai que je l'ai vu pour la première fois de ma vie dans des circonstance m bizarres..*
LE COMTE
Dans quelles circonstances, ma cousine?