‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 63 sur 305 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Le- Mêmes, LA COMTESSE DOUAIRIÈRE*, entrant à

gauche, un ouvrage de tricot à la main. LA COMTESSE, d'un ton grave et solennel.

Eh bien! mes enfants, la pèche est-elle miraculeuse.'

LE COMTE

Hélas ! non! ma mère, elle est bien maigre.

LA COMTESSE

Quoi! néant?

LE COMTE

Néant, ma mère, vous Lavez dit.

LA COMTESSE, s 'asseyant.

Eh bien! j'en suis surprise... Je croyais, mes enfants, trouver la rive couverte des fruits de vos exploits... car L'orage s'est montré un instant à l'horizon.

LE VICOMTE

Que dit ce soir votre baromètre, madame ?

LA COMTESSE

Ne me parlez pas de mon baromètre, mon petit-fils. Je oe sais plus comment le qualifier. Que penser d'un instrument qui s'obstine à indiquer la tempête quand le ciel est du plus bel azur ? Est-ce donc à moi de lui apprendre le temps qu'il fait? Encore un bénéfice des chemins de fer, mes enfants! Grâce à cette perpétuelle trépidation du sol, pas un baromètre, pas une pendule à dix lieues à la ronde qui ne batlentla campagne ! C'est un fait qui n'a pas besoin de commentaire.

l'ievin parait à gauche.

* La comtesse, le comte, le vicomte.

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