‹ Theatre complet. -- (volume 3)Chapitre 62 sur 305 · ACTE DEUXIÈME 7S · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME 7S

LE COMTE, discutant arec force.

Écoute, mon ami. Écoute! certainement l'art de la guerre s'est développe'... les armes savantes surtout, le génie, l'artillerie, ont fait des progrès immenses... Mais nous avions dans ce temps-là une fière cavalerie!

LE VICOMTE, avec une ardeur croissante.

Mais nous l'avons toujours, mon père, notre cavalerie ! et nous avons de plus notre infanterie!... et la première du monde !... Mais à l'Aima, mon père, à Magenta, à Solferino, nos petits pantalons rouges avec leurs baïonnettes... Je vous conterai cela, mon père !

LE COMTE

Vraiment ! Ils se battent bien"?

LE VICOMTE

Comme des lions, mon père !

LE COMTE

Eh bien ! ça ne m'étonne pas; à les voir marcher seulement, n'est-ce pas, Charles? de ce pas redoublé qu'ils ont maintenant... (n marque le pas de charge.) on sent qu'il n'y a pas moyen...

LE VICOMTE, riant d'enthousiasme.

Qu'ils vont tout manger, n'est-ce pas, mon père?

LE COMTE, au comble de l'exaltation. Tout dévorer!... tOUt... (il s'arrête brusquement comme devant une

soudaine apparition.) Ma mère ! chut, nous en reparlerons, mon ami.

Il reprend vivement sa pose de pécheur. Son lils l'imite à la hâte.

76 LA BELLE AU Bol S IxUl.MAM

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