ACTE TROISIÈME
LE MARQUIS
Et les ouvriers... qu'est-ce qu'ils disaient?...
Ceux de la mine étaient arrivés aussi... et ils criaient tous... ils se montaient... puis ils ont pris des armes... des pioches... des marteaux... il^ ont allumé des torches... et ils ont dit qu'ils allaient venir ici et jeter le vieux donjon dans la rivière, qui est en bas...
LE MARQUIS
Ça, je les en délie!
JEANNICK.
Et vous avec, monsieur le marquis!
LE MARQUIS
Ça, c'est plus facile... c'est possible au moins... El alors, tu es parti, toi?
JEÀNNIGK.
Oui, monsieur le marquis... je suis accouru de toutes mes forces pour vous avertir et vous dire de vous sauver, avant qu'ils arrivent... Venez, venez... au nom du bon Dieu!... nous allons descendre dans le bois... chez mon grand-père...
LE MARQUIS
Mon cher enfant, tu as été fidèle et dévoué, comme toujours... C'est très bien, je te remercie... Maintenant, je te prie de me laisser.
JEANNIGK.
Si vous restez... je reste!
LE MARQUIS
Ah! je n'ai pas Je temps de discuter, mon garçon. Vat'en!
Non !
in 7
Uu LA BELLE Al BOIS DORMANT
LE MARQUIS, vivement
Je te dis Je t'en aller, entends-tu?
JEANNICK.
Non !
LE MA ROUI S
Mais je vais le jeter dehors, petit drôle!
JEANNICK.
Mon grand-père me I iierail !
LE MARQUIS, allant à la table el écrivant une ligne.
Tu donneras cela à ton grand-père, il se le fera lire... Je lui disque je l'ai voulu. Sauve-toi, maintenant! (jeannicE s'éloigne
la tète basse.] Jeailllick! (il l'embrasse avec émotion.) AdieU, 111011
cher enfant, va !
JEANNICK, près de sortir, à paît.
Je resterai à la porte.