‹ Theatre complet. -- (volume 4)Chapitre 125 sur 285 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Les Mêmes, CHRISTEL*.

LE BARON

Vous, ma fille, votre pre'sence ici est inutile, vous ne pouvez demeurer.

CHRISTEL

Mon père, puisqu'il y a ici un accusé, un malheureux, ma pre'sence ne peut être inutile... Laissez la pitié s'approcher de votre justice.

Palma, Christel, le baron. Christia II. m/.

LE BARON

Cet homme est coupable... nous devons oublier son nom et ce qu'il fut pour nous.

PALM A, avec énergie.

Par tout ce que j'ai de cher et de sacré au monde, cette accusation est infâme. Je suis innocent de ce crime et de tout autre !

CHRISTEL

Vous entendez, mon père ?

LE BARON

Maître, je n'ai pas voulu vous interroger publiquement. Je ne demande qu'à vous croire. Veuillez me répondre. Avez-vous passé dans votre maison la nuit de vendredi ?

Non, monseigneur !

LE BARON

On prétend vous avoir vu cette nuit-là dans une hôtellerie de la frontière à Borghetto, avec deux étrangers dont le signalement répond à celui des deux victimes. Gela est faux sans doute ?

PALMA

Non, monseigneur.

FRANZ, à Christian.

Nous sommes perdus, il va parler.

LE BARON

Vous pouvez me dire au moins quel motif vous amenait dans cette auberge... et quels étaient ces hommes?

PALMA, après un mouvement d'hésitation.

Monseigneur... je ne puis !

CHRISTIAN, à pari.

Noble cœur !

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