SCENE IV PALMA, GERTRUDE
Palma va au-devant de Gertrude et lui prend la main. GERTRUDE.
C'est vous. Johann. Vous avez bien tarde'. J'étais inquiète.
JOHANN, la conduisant à gauidie pour la faire asseoir.
Inquiète '?... mais pourquoi donc?
GERTRUDE, souriant.
Parce que je le suis toujours, Johann; parce que je suis votre mère ; parce que tout bonheur humain a son revers, et que l'inquiétude sans trêve est le revers du bonheur maternel. L'heure de partir n'est-elle pas venue, mon lits ?
JOHANN, regardant avec effroi du côté de la fenêtre.
Oui, ma mère, Hermann achève de tout préparer. Dans un moment nous partirons.
GERTRUDE. Elle s'assied.
Je ne sais pourquoi, mon fiis, j'éprouve une sorte de joie à l'instant de nous mettre en route pour ce nouvel exil.