JOHANN
Des bénédictions!... Oui, ma mère, que le ciel les leur rende.
GERTRUDE
D'où vient cette amertume, mon fils? Je ne puis voir votre visage : mais il doit contredire vos paroles. Que se passe-t-il donc, dites?
Rien, ma bonne mère, rien : il y a fête au château pour les fiançailles de la jeune baronne, et fête dans le bourg à cause de ce pèlerinage... Il ne se passe rien de plus, en vérité.
Vous me trompez, Johann; je suis aveugle, mais je suis votre mère, et je vois que vous me trompez!
Je vous jure, ma mère... (Des cris violents : ) A mort ! à mort !
(Tumulte.)
GERTRUDE, se levant.
Taisez-vous, taisez-vous! ces cris ne mentent pas! Laissez-moi les e'couter.
Ilermann rentre les traits bouleversés, il fait à Palma un geste de désespoir.