‹ Theatre complet. -- (volume 4)Chapitre 141 sur 285 · HEP. M A N N · texte numérisé non relu

HEP. M A N N

Impossible de sortir.

i.ERTRUDE.

C'est vous, Hermann! Dites, à qui en veut-on, mon bon Hermann, au nom du ciel, parlez-moi! Mon fils, de grâce ! que signifient ces cris horribles? Ah! ayez pitié' de voire mère, Johann! parlez! vous ne pouvez rien me dire qui it aussi affreux à supporter que ces ténèbres et cette crainte.

Eh bien! ma mère, un meurtre a été commis, et c'est moi qu'on accuse.

Toi ! 6 Dieu ! toi, mon pauvre enfant! (on crie : ) À mort, à mort l'assassin! ) Mais il faut te sauver, il faut te sauver! Hermann, mon Hermann! sauve-le!

II EU M A. NX.

.Madame, ils gardent la porte; je l'ai. barricadée, mais il n'y a pas de fuite possible.

GERTRUDE

0 mon Dieu, vous êtes inexorable! Fuis, Johann; gardeloi pour ta mère, je t'en prie, mon Gis.

PALMA

Non, non, je ne puis vous laisser ici.

l'aima, Gertrude, Hermann.

GERTRUDE

Je n'ai rien à craindre, moi; je te rejoindrai avec Herniann. Ils vont briser la porte, ne les attends pas.

Eh bien! Hermann, protège-la... Ah! par cette fenêtre...

(il ouvre la fenêtre à gauche. — Cris furieux. — De? pierres brisent les Titres.

Ne craignez rien, ma mère, je puis leur échapper par la terrasse et par le chemin creux. Hermann, protège-la.

HE RM AN M,

Partez tranquille, maître.

PALM A. Il se penche à la fenêtre.

Ah! misérables!

Une pierre rient le frapper à la tête, il tombe à la renverse dans, la chambre, le front ensanglanté. Il demeure sans mouvement.

1! El! MANN.

Ah!

Hermann n'ose secourir Palma, de peur que Gertrude ne s'aperçoive de ce

malheur. 11 reste tremblant, L'oeil fixé tantôt sur Gertrude, tantôt sur le

corps de Palma. Moment de silence.

GERTRUDE

Eh bien! eh bien! Hermann, je n'entends plus rien... Qu'est-il arrivé ï

H E R M A N N , tremblant.

Madame, le maître s'est sauvé.

GERTRUDE

Sauvé! ah! (Elle s'agenouille au-dessus do la tête sanglante de Palma.)

Seigneur, je vous remercie! Seigneur, soyez béni! vous m'avez bien durement frappée, mon Dieu, mais cette grâce ne laisse a me> yeux que des larmes reconnaissantes.

(Pour se relever, elle pose une main k terre : sa main rencontre les cheveux et

la tête de son fils ) Grand Dieu, qu'est cela? c'est lui!...

c'est mon fils!..* Du sang!... Il est* biefisé, dis Hermann!...

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