‹ Theatre complet. -- (volume 4)Chapitre 152 sur 285 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

mienne nous a tous rassemblés ici... C'est bien! le moment esi venu.

11 fait signe au beroH d'éloigner ses domestiques le baron se retourne rew

eux et d'un ge*ta b's fait sortir.

Que voulez-vous dire?

GERTRUDE

Oh! Dieu! encore celte voix!

CHRISTIAN

Baron d'Arnheim, les deux rebelles italiens que vous attendiez sont morts. La main qui les a frappés est celle qui vous frappa vous-même il y a sept ans, et cette main, c'est la mienne !

LE BARON

Quel est donc cet homme?

CHRISTIAN

Cet homme, monseigneur, est celui que vous avez fait chàlier lâchement comme un valet, quand il a ose vous demander compte de son honneur perdu, de sa vie brisée... Cet homme, vous croyiez, n'est-ce pas, que la honte l'avait tué? Eh bien! non! la honte Ta fait vivre pour se venger... et le voilà.

LE BARON

Je ne puis comprendre... vous m'êtes inconnu.

CHRISTIAN, prenant violemment Gertrude par la main et l'amenant devant le baron

Et cette femme, vous est-elle inconnue aussi, dites?

LE BARON

Je ne connais pas cette femme.

Franz

* Ilcrmann, Falma, Gertrude ; le baron, Christian, Christel, Franz.

* Ilcrmann, F'alma, Gertrude, Christian, le baron, Christel à genoux,

CHRISTIAN

Sa mémoire est donc plus fidèle que la vôtre, car elle a reconnu votre voix, et vous méconnaissez son visage, baron d'Arnheim, qui vous appeliez, à Prague, Wilhelm, duc d'Erstal !

LE BARON

Gertrude !...

CHRISTIAN

Il paraît, madame, que vous l'aimiez plus qu'il ne vous aimait, au moins...

PALMA

Ma mère, que dit-il donc ?

GERTRUDE

assez souffert ? Oh !

trace, pitié, devant mon iils 1

CHRISTIAN

Maître Palma, soyez mon juge maintenant !... Johann, pendant quinze ans je vous ai cru mon fils !... je vous ai élevé, aime' comme mon enfant. Un jour, une preuve qu'on n'a même pu contester, est venue me dire que ma tendresse s'était égarée... que j'avais, durant quinze ans, entendez-vous, serré dans mes bras l'enfant d'un étranger, le témoignage de ma honte.

Monsieur !

CHRISTIAN

Comprenez-vous bien, Johann?... on a, pendant toute sa vie, à force de patience, de courage, de vertu, conservé son nom honorable, conquis l'estime publique ; et cet édifice laborieux, cet ouvrage de toute une noble existence... voilà mie la. main d'une femmo vicieuse et le souffle d'un

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