‹ Theatre complet. -- (volume 4)Chapitre 262 sur 285 · LE MA.) OU · texte numérisé non relu

LE MA.) OU

Ali ! farceur !

HECTOR

Oui, major, je vous l'avoue... il y a dans cette re'gion délicate de la jambe d'une femme... un je ne sais quoi qui me va directement à la fine pointe du cœur... C'est une sensualité, mais contenue dans de certaines bornes, je ne la crois point subversive de toul ordre social.

LE II UOR.

Non, parbleu !

I! Ki.l OR.

Ah!... Eh bien, il y a trois mois... c'était une vraie

journée de printemps... il pleuvait depuis quarante-huit heures... Le macadam étalait tous ses charmes, et les omnibus triomphaient sur toutes les lignes... J'étais à ma fenêtre, bien entendu; tout à coup, dieux et déesses!... j'avise sur les degrés d'un ignoble marche-pied... donnant la main à un obscur conducteur... deux miniatures de L'empire céleste... ou plutôt deux cou-de-pieds d'an-e mol .' .. je lève les yeux... le visage était conforme... la ûeur était digne de la plante !.. C"en était trop... un vertige me saisi)... et paf ! je me pre'cipite... dans mon escalier !

LE MAJOR

Bravo ! voilà comme j'étais ! Je me rappelle .. un soir, à Postdam...

HECTOR

J'arrive sur le trottoir, comme un... parachute... je dévore d'un seul regard trente mètres d"asphalte... Plus

rien .'... elle avait disparu! OU plutôt Baisant la voix sur un ton

confidentiel.) elle s était envolée... elle avait dû s'envoler avec ses deux petits pieds !

LE MAJOR

Ah diantre Alors !

Alors...

HECTOR

LE MAJOR

HE CTO!!.

Fin de la première partie.

LE MAJOR

Jeune homme, vous m'intéressez infiniment... vous rtes très gai... vous me plaisez beaucoup... mais, jusqu'à ut, je ne vois pas du tout en quoi je puis vous être utile.

Page 1