ACTE PREMIER
LE DDC.
Je ramasse toujours un bouquet qui tombe de la main (Tune femme : j'aime les fleurs, mais, je vous le répète, j'ignorais sous quel balcon je passais, et de quelle main le bouquet e'tait tombe'.
OLIVARÈS
De la discre'lion, duc ! je ne vous connaissais pas cette vertu.
M EDI AN A, souriant.
C'est un diamant que M. le duc a rapporte' des Indes.
LE DUC
Dites-moi, Mediana, car je crois avoir enfin trouvé la clef de toul cela, dona Sidonia a sans doute un père, un oncle, un frère, qui imaginent ce moyen de se défaire de leur fille, sœur ou nièce ? Le moyen est ingénieux, mais il ne réussira pas.
MED IANA.
Non, monsieur Le duc. La duchesse de Sidonia est fille du duc de Gœli, qui, à sa mort, Ta laissée sans parents, sans appui et sans fortune.
La fille du duc de Cœli, mon vieil ami, l'ancien gouverneur du Portugal ?
MEDIA N A
Justement.
Je suis fâché de ne pas avoir su cela, j'eusse tué le capitaine Hiubos ; car c'est une double infamie que d'attaquer un honneur qu'aucune épée ne protège.
OLIVARÈS
Excepté la vôtre, cependant.
LE DUC
L'interrogatoire est-il fini, comte-duc ?
OLI TARES
Il sera fini dès qu'il vous fatiguera, monsieur. Le roi veut beaucoup de bien à la duchesse de Sidonia, attache'e à la reine ; il voit avec peine toute tache faite à l'honneur d'une jeune fille pauvre, orpheline et sans défense. Ce sera au roi de vous demander une explication que vous avez le droit, je le reconnais, de refuser h tout le monde, même au premier ministre.
LE DUC, à part.
Le roi ! C'est étrange.
OLIVARÈS
Venez-vous, comte ?
LE DUC
Un mot, s'il vous plait, Mediana. (a oiivares.) Pardon, Excellence.
Olivaies sort tout seul.