‹ Theatre complet. --Chapitre 212 sur 318 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

Il ENRI, saluant.

Chère madame!... ma mère rient de me dire votre aimable pensée pour moi... J'en suis profondément reconnaissant... Mais, vraiment, il m'est impossible d'accepter même de vous an prêt si considérable !

THÉRÈSE

Vous me découragez!... Je n'oserai plus rien vous demander... Enfin, songez-y encore, n'est-ce pas? — Adieu... chère amie... je pais...

MADAME DE TARGY.

Mais, si vous nous restiez à dîner ? Je vous invite, et le docteur ne me désavouera pas, j'en suis sûre... Il vous adore !

THÉRÈSE

Hélas ! c'est impossible !... Je suis attendue à Paris... et même l'heure me presse, la gare est un peu loin.

HENRI

Vous me permettez bien de vous accompagnerjusque-LV?

THÉRÈSE

Mon Dieu, oui !... J'accepte... je ne suis pas fière, moi!...

(A madame de Targy.) Adieu ! encore... A bientôt...

MADAME DE TARGY.

A bientôt ! (Voyant Thérèse hésiter un peu sur le chemin qu'elle doit prendre, elle la dirige vers l'allée de gauche qui tourne entre la serre et le bouquet d'arbres qui est au milieu de la scène.)/ Par là... par la petite porte, C'est le plus long !... (Elle suit pendant quelques pas Henri et Thérèse dans l'allée. La nuit tombe. Au même instant, le docteur parait au fond à droite. — Il s'arrête et voit à travers les arbres Henri et Thérèse qui s'éloignent, puis madame de Targy. — Madame de Targy se retournant vers lui le visage radieux.) Ail ! c'est VOUS, mon ami ! (Elle lui prend les

mains avec effusion.) Mon cher vieil ami !

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