SCENE IV
MADAME D'ERMEL, -mie.
Elle rient à la chaise à droite «le la tablé île jeu. la prend et la met derrière la table.
Los hommes Sont mauvais... qu'ils sont mauvais!... J'ai peut-être aussi trop exi^<\.. mais Ce n'était pas mon seul, pardon que je lui voulais faire acheter!... s'il n'eût offensé que moi!... Mon Dieu! qu'est-ce que j'ai donc? La vérité
est que, tant que le cœur bat, il peut souffrir... Qu'il a de
façons de s'y prendre pour Cela! (Elle b 'assied au pied de la chaise
longue ) Il m'est arrive', quand j'étais jeune femme, d'aspirer à la saison de la vie où l'on suppose toutes les passions éteintes dans les veines glacées; je me ligurais qu'alors je n'aurais plus rien à combattre... Eh bien, on se juge trop mai! la nature humaine est moins terrestre qu'on ne croit... Les âmes toutes seules, dégagées du reste, ont aussi leur» penchants, leurs attraits... Elles ont, comme les fleurs, leurs sexes différents et sympathiques (Elle se lève.) et la vieillesse nous fait mieux comprendre les attachements
du Ciel. (Elle passe avant-scène gauche.) Pourtant, là, Voyons,
est-ce que j'aimais ce vieux Jacobus? Je n'en sais rien; cela est si ridicule... que véritablement je n'en sais rien... (Elle s'essuie k-s yeux.) Je devais ce sacrilice à ma foi outragée, à ma piété; je le fais, ce sera le dernier qui me coûtera
avant Celui de la Vie... (Elle remonte au fond a gauche près de la porte.)
Je n'entends plus aucun bruit de l'autre côté... Il est parti... heureusement encore la pluie a cessé... (Eiie vient au
milieu un peu k droite.) il est parti... tant mieux ! (Elle se dirige vers
la porte pan coupé droite.) Ah! que le matin sera le bienvenu!...
La nuit est un surcroît à toutes les douleurs... Elle met du noir sur du noir...
Elle ouvre la porte <le sa chambre.