SCÈNE IV
HUGONNET, puis JEANINE, ROBERT, MAURICE.
Robert et Maories iont votas <lu costume ciril. Au moment où Julien ouvre la porte de gaucho pour introduire les nouveaux venu*, on entend Maurice parler dans l'antichambre.
MAURICE
Mais, positivement, c'est l'hôtel de Chamillac.
HUGONNET, a part.
Ah ! c'est son frère qui est avec elle.
RORERT, parlant aussi en dehors.
Vous ne le saviez pas, Jeanne.
Pas du tout!
HUGONNET, ave,, ennui.
Allons, bon! il y en a un autre ! Misère!...
JEANNE, au dehors, répondant à Robert.
(Elle entre.) Bonjour, cher monsieur, je suis exacte, n'estce pas?
HUGONNET, qui ='e«t levé pour installer devant lui le chevalet sur lequel est pose le portrait de Jenrine.
Parfaitement.
340 CHAMILLAC
Mon cher maître, c'est M. Robert dllliers, le commandant dllliers, mon cousin et mon fiancé... Vous m'excuserez, n'est-ce pas, de vous L'avoir amené'? Il désirait tellement voir ce portrait qui lui est destine'...
MAURICE, gaiement
Comme Y original!
JEANNE, présentant Maurice.
Puis mon frère, qui dit des sottises quand il n'en fait pas... mais vous le connaissez déjà!
MAURICE
Cher maître !...
Il lui serre la main.
HUGONNET
Eh bien... madame, si vous voulez, nous allons commencer tout de suite, le jour baisse si vite !
JEANNE
Tout à fait à vos ordres.
Elle ote son chapeau, arrange ses cheveux et s'apprête pour po-er Hugonnet place avec soin la chaise sur laquelle elle doit s'asse ir.
HUGONNET, «'asseyant et découvrant le portrait commencé. — A Robert
Mon Dieu, monsieur, vous venez un peu tôt... vous allez voir une ébauche bien informe...
MAURICE
Mais pas du tout... voyez donc, Robert, comme ça vient bien... comme on sent tout de suite la main du maître !
RORERT, tenue un peu raide, langage lent et mesuré, sourire froid presque continuel; politesse un peu affectée et presque excessive.
Oh! parfait! c'est très joli... ef très ressemblant, par conséquent!... Recevez tous mes compliments, monsieur, et tous mes remerciements.