SCENE YII HUGONNET, JEANNE, CLOT1LUE
BDGONNET, se rasseyant, à pan
Seigneur ! mon Dieu !
CLOTILDE
Mon pauvre monsieur Hugonnet! Je comprends vos soupirs désespérés! mais que voulez-vous, vous avez les inconve'nients attache's au talent ! Voilà ce que c'est que d'être illustre !
HUGONNET
Oh! illustre !... Madame, ne me dites donc pas de ces choses-là... vous avez vraiment trop d'esprit pour les croire... et moi aussi... On traite tout le monde d'illustre, à présent, ou d'eminent tout au moins... Il n'y a pas de
daQ CHAMILLAC
barbouilleur, qu'il tienne un pinceau ou une plume... qui ne soit un éminent confrère ou un illustre ami!... Illustre, moi ! moi qui ne pouvais seulement pas vendre mes tableaux, il y a quatre ans. C'est Chamillac qui m*a de'couvert, et qui m'a fait connaître en me prônant partout, et en exposant quelques-uns de mes portraits dans sa galerie! 11 est tellement à la mode, qu'il m'y a mis !
CLO TILDE.
Ah! Ainsi, vous le connaissez beaucoup, M. de Chamillac?
HUGOXNET.
Beaucoup, madame !
Est-ce que vous saviez, ma tante, que cet hôtel est à M. de Chamillac ?
Mais oui... Quel original, n'est-ce pas, cher maître?
HUGOXXET.
Très original, oui, madame.
CLOTILDE
Mais, dites-moi, puisque vous le connaissez si bien, et que vous êtes de plus son locataire, qu'est-ce qu'il y a de vrai dans toutes les singularités qu'on lui orête?
HUGOXXET.
Lesquelles, madame ?
CLuTILDE.
Mais d'abord cette étrange manie de n'avoir que de^
repris de justice pour domestiques !
HUGOXXET.
oii ! un exagère... il n'en a que quelques-uns !