ACTE DEUXIÈME
Où veux-tu que j'aie vu Ghamillac.
M IURICB.
Il aurai I pu monter à L'atelier <\>- Hugonnel pendant ta séance ! Il esl là chez lui...
Non, H n'esl pas venu! (Eik rit.) Qu'est-ce qu'd> <>ni donc tous av.'.- î.-ur Ghamillac? Connaissez-vous Ghamillac? Av.'z-vous vu Chamillac? On n'entend que ça... Eh bien, non, je ne l'ai pas vu. mais je irais le voir... puisqu'il doit venir ce soir a la séance du comité.
MAURICE
Comment ! il vienl à la séance du comité de nia tant.-.
Chamillac ?
Oui... il vient à la séance... Ghamillac.. le grand Ghamillac lui-même... J'espère bien qu'il va l'égayer un peu, par parenthèse !
MAURICE, n-veur.
C'est bien extraordinaire... ma tante en fait d • tout
ce qu'elle veut, maintenant.
... Paraît!
MAURICE, gaiement.
Ah ça ! petite sœur, est-ce pour ma tante ou pour toi qu'il vient ?
Je crois que c'est simplement pour les pauvres... Tu sais qu'il s'en occupe beaucoup...
MAURICE, ayee un intérêt marqué.
Mais toi, personnellement, comment es-tu avec lui ?
CHAMILLAC
Moi ? Je le connais à peine... Je l'aperçois dans le monde souvent... mais il ne m'a pas adresse' quatre fois la parole. Il a même l'air singulier avec moi... l'air gêné, embarrassé... il n'est pourtant pas timide !
MAURICE
C'est bien drôle, tout ça '■
JEANNE
Quoi doue !
MAURICE, .11 confidence.
Tu sais qu'il n'allait pas dans le monde. Chamillac... on l'y a vu pour la première fois cet hiver... Entre nous, Jeanne, il y a des gens qui attribuent à notre belle tante ce changement d'allures... mais moi j'ai une autre idée... j'ai remarque que ce changement d'allures avait coïncide avec ton arrivée à Paris... il y ajuste quatre mois.
JEANNE, isenMnjfr
Bah !
MAURICE
>*on... mais il y a des faits... D'abord, chère, il parle de toi sans cesse... il fait ton éloge... il s'informe de toi... et mademoiselle votre so-ur ?... et mademoiselle votre -pur?... et jamais il ne parle de ma tante!... Pauvre tante !... Pauvre tante !... je crois qu'elle ne t'aime guère... mais franchement elle n'a pas de chance avec toi ! Primo, elle avait un faible pour Robert... et tu l'e'pouses; - • un do, elle se rejette sur Chamillac... et tu l'absorbes!
JEANNE, riaut.
Mais. Maurice, je t'assure que, pour celui-là du moins,
tu 1'''
MAURICE
Je I'' dis qu'il y a des faits... Ainsi tu te rappelles ce