‹ Theatre complet. --Chapitre 260 sur 318 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Où veux-tu que j'aie vu Ghamillac.

M IURICB.

Il aurai I pu monter à L'atelier <\>- Hugonnel pendant ta séance ! Il esl là chez lui...

Non, H n'esl pas venu! (Eik rit.) Qu'est-ce qu'd> <>ni donc tous av.'.- î.-ur Ghamillac? Connaissez-vous Ghamillac? Av.'z-vous vu Chamillac? On n'entend que ça... Eh bien, non, je ne l'ai pas vu. mais je irais le voir... puisqu'il doit venir ce soir a la séance du comité.

MAURICE

Comment ! il vienl à la séance du comité de nia tant.-.

Chamillac ?

Oui... il vient à la séance... Ghamillac.. le grand Ghamillac lui-même... J'espère bien qu'il va l'égayer un peu, par parenthèse !

MAURICE, n-veur.

C'est bien extraordinaire... ma tante en fait d • tout

ce qu'elle veut, maintenant.

... Paraît!

MAURICE, gaiement.

Ah ça ! petite sœur, est-ce pour ma tante ou pour toi qu'il vient ?

Je crois que c'est simplement pour les pauvres... Tu sais qu'il s'en occupe beaucoup...

MAURICE, ayee un intérêt marqué.

Mais toi, personnellement, comment es-tu avec lui ?

CHAMILLAC

Moi ? Je le connais à peine... Je l'aperçois dans le monde souvent... mais il ne m'a pas adresse' quatre fois la parole. Il a même l'air singulier avec moi... l'air gêné, embarrassé... il n'est pourtant pas timide !

MAURICE

C'est bien drôle, tout ça '■

JEANNE

Quoi doue !

MAURICE, .11 confidence.

Tu sais qu'il n'allait pas dans le monde. Chamillac... on l'y a vu pour la première fois cet hiver... Entre nous, Jeanne, il y a des gens qui attribuent à notre belle tante ce changement d'allures... mais moi j'ai une autre idée... j'ai remarque que ce changement d'allures avait coïncide avec ton arrivée à Paris... il y ajuste quatre mois.

JEANNE, isenMnjfr

Bah !

MAURICE

>*on... mais il y a des faits... D'abord, chère, il parle de toi sans cesse... il fait ton éloge... il s'informe de toi... et mademoiselle votre so-ur ?... et mademoiselle votre -pur?... et jamais il ne parle de ma tante!... Pauvre tante !... Pauvre tante !... je crois qu'elle ne t'aime guère... mais franchement elle n'a pas de chance avec toi ! Primo, elle avait un faible pour Robert... et tu l'e'pouses; - • un do, elle se rejette sur Chamillac... et tu l'absorbes!

JEANNE, riaut.

Mais. Maurice, je t'assure que, pour celui-là du moins,

tu 1'''

MAURICE

Je I'' dis qu'il y a des faits... Ainsi tu te rappelles ce

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