SCENE V
LE GENERAL, ROBERT, pais JEANNE,
En attendant Jeanne, )■•■ généra] -aisit un journal qu'il affecte de lire. Robert re?Uimmobile. Jeanne rentre à droite,
LE GÉNÉRAL
lia fille, voici le commandant d'Illiers qui nous rend notre parole, el qui reprend la sienne, en conséquence
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d'un fait que j'ignore, qu'il refuse de me révéler, et que je vous prie de me faire connaître.
Mon père, il y a, en effet, entre M. d'Illiers et moi un dissentiment bien se'rieux. M. d'Illiers a mal interprété une démarche que j'avais ju^ée utile, nécessaire même, dont l'apparence est sans doute fâcheuse, mais dont l'intention e'tait irréprochable. Cependant, M. d'Illiers m'a fait subir à cette occasion un interrogatoire malse'ant, offensant. J'ai refuse' de lui re'pondre.
LE GÉNÉRAL
Mais à moi ?
JEAN.N'E
A vous, mon père, comme à lui, je dirai : je vous en prie, ayez confiance en moi.
LE GÉNÉRAL
Ma fille, dès que l'honneur est en jeu, ma confiance ne vous suffit pas; il faut que vous soyez justifiée devant lui, et devant tous. De quoi s'agit-il ? Parlez!
Eh bien, mon père... hier, à une heure avancée de la soire'e, ce'dant à un entraînement peu réfléchi peut-être, mais certainement excusable, je suis allée chez M. de Ghamillac.
LE GÉNÉRAL, très grave.
Chez Chamillac?
JEANNE
M. d'Illiers, averti par quelque méchant rapport, est venu me surprendre dans ce tête-à-tête... il m'a soupçonnée... il m'a accusée... vous voyez qu'il m'accuse encore!... Eh bien, je ne daigne pas me défendre.
Seule... la nuit... chez cet homme?... Mais,.. Robert a raison... mille fois raison ! Qu'allais-lu faire là?