ACTE QUATRIEME
SOPHIE
Rien de plus !
Non.
SOPHIE
Eh bien, madame, j'en aurai moins de peine... moins de scrupule à vous dire la cause de cette émotion où vous m'avez vue... où vous me voyez encore... Un malheur esl arrivé...
Un malheur !
SOPHIE
Quand je suis accourue, je quittais M. de Chamillac qui venait de se rencontrer avec le commandant d'Illiers.
Ils se sont battus !
Ce matin.
Il est blesse'?
Oui... mai s lui seul, (brièvement ?
SOPHIE
0PIIIE.
Très grièvement...
JEANNE, à demi-voix, avec ançroU-e.
... Mort?
SOPHIE
Non. (Après un «iieive. ) Voilà pourquoi je suis accourue iv 25
434 CHAMILLAC
près de vous, madame... Je pensais... je me disais que si je pouvais apporter auprès de son lit de souffrance une bonne nouvelle, — une parole d'affection... d'espérance... cela pourrait, — est-ce que je sais ?... le sauver peut-être ï
( Jeanne sans répondre lui prend la main et pleure. — Pleurant elle-même, â
demî-voix. ) Vous voyez bien !
SCEXE X
Les Mêmes, LE GÉNÉRAL.
Le- deux femmes se lèvent.
JEANNE
Mon père ! (Allant à lui vivement.) Mon père... vous savez !. vous avez appris cette nouvelle affreuse ?
LE GÉNÉRAL
Chamillac... Oui.
JEANNE, présentant Sophie à son père.
C'est la iiance'e de M. de Chamillac, mon père...
Le général sal-ue Sophie.
SOPHIE
Qui vous quitte, madame, pour retourner près de lui, Adieu! madame !
JEAN NE i
Adieu et merci !
Elle lui serre la main.