SCENE PREMIERE
CIIAMILLAC, pu^ HUGOKNET ei SOPHIE.
Chamfllac e-t as<i> Bl à demi couché sur une cliaise longue, lisant un journal. 11 a le bras droit en écharpe.
UN DOMESTIQUE, entrant.
Monsieur, c'est M. Hugonnet et mademoiselle Sophi»'.
CHAMILLAC.
Ah ! très bien... J'y suis toujours pour eux, vous savez.
Le domestique se retire et on voit, par la porte ouvert.-. Hugonnet el Sophie qui semblent hésiter et échangent quelques paroles à demi-voix avec animation.
CHAMILLAC.
Eh bien, pourquoi n'entrez-vous pas?... Est-ce que vous vous disputez?
SOPHIE, entrant.
Non... pas du tout! ne fous levez donc pas pour moi, Chamillac... je vous en prie!... (lui donnant la main.) Comment êtes-vous aujourd'hui"?
CHAMILLAC.
-Mais parfaitement... comme vous voyez... Encore un peu
138 CHAMILLAC
de gêne dans l'épaule, un peu de douleur là. Mais, du reste, plus l'ombre de fièvre... je dors... je mange... ça va très bien!... Asseyez-vous dune tous deux...
BUGONNET.
1 : >'-i>: bien long, sais-tu? Il y a... combien?... au moins sept semaines que tu es là, sur le liane... Eh!
CHAMILLAC.
Juste!... Dame!... C'était profond... Il y allait de tout cœur, ce brave commandant!
SOPHIE
Quelle oie!... Sa petite fiancée l'a planté là...
CHAMILLAC.
SOPHIE
Elle a joliment bien fait !
CHAMILLAC.
Définitivement?
HDGONNET.
Oh!... sans rémission... On a beaucoup travaillé pour les ucilier... Elle n'a jamais voulu!
CHAMILLAC.
Ali! vraiment?
Moment 'le silence pendant lequel Huuonnet et Sophie échangent des regarda mystérieux, Sophie semble interroger Ilug-ounet «lu regavl celui-ci fait un sisrne négatif.
SOPHIE
Je suis sûre, Chamillae. que si son père n'avait pas été à Paris, elle serait venue vous voir, cette petite femme, pendant que vous étiez malade.