L'AMIRAL, LORD ASTLEY
l'amiral.
Mon Dieu, oui... certainement, la proprie'te' n'est pas mal... et puis à deux heures de Paris, ce qui est très avan-
tageux... Au reste, je n'y songeais pas... c'est une fantaisie de ma belle-fille... Elle a appris un matin que la Ghesnaye était à vendre, et elle m'a prié de Tacheter... Soit! achetons la CheSliaye!... (il s'assoit et fait signe à lord Astley de s'asseoir.)
Elle avait pour cela une raison à laquelle j'ai e'te' très sensible... La Chesnaye n'est qu'à quelques porte'es de fusil du château de Savigny, qui est habite' une partie de Tanne'e par Savigny, mon ancien aide de camp... Or, sa femme, à Savigny, est une personne extrêmement distinguée et comme il faut...
LORD ASTLEY
Extrêmement...
l'amiral.
Qui de plus est cousine et amie d'enfance de madame de Chelles, de ma belle-fille... Elles onte'té e'ieve'es ensemble... elles s'adorent... deux sœurs tout à fait!
LORD ASTLEY
Ah! vraiment!
l'amiral.
Oui, de sorte que ma belle-fille a e'té ravie de faire son installation de campagne à côte' de son amie Berthe, et j'ai e'te' enchante' moi-même du rapprochement, parce que madame de Savigny est une jeune femme d'une tenue parfaite, et une excellente relation pour ma belle-fille...
LORD ASTLEY
Sans doute.
l'amiral.
Mais, au fait, vous les connaissez, les Savigny, mon cher marquis... vous êtes aussi leur voisin très proche.
LORD ASTLEY
Très proche... exactement comme vous, du reste... car leur parc touche d'un côté à vos bois et de l'autre aux miens... Mais c'est surtout à Paris que j'ai pu les rencon-