ACTE PREMIER
trer jusqu'ici... car je viens moi-même pour la première fois dans ce pays... Cette année... et depuis le commencement de la saison, M. de Savigny et sa femme étaient absents, comme vous le savez... ils sont rentrés il y a cinq ou six jours seulement, je pense...
l'amiral.
Justement!... et le piquant de l'aventure, c'est qu'ils ne s'attendaient pas du tout ta nous voir ici... Ma belle-fille leur en a fait la surprise... Elle s'était bien gardée, en écrivant à sa cousine, de lui apprendre que j'avais acquis la Chesnaye, de sorte qu'en arrivant, ils nous ont trouvés installés là tout à coup... Vous comprenez que cela a été un moment très agréable pour ces jeunes femmes... (i/amirai
et lord Aslley se lèvent et reprennent leur marche en causant. Savigny descend la scène à droite et se met à regarder des albums.) Et VOUS avez Une chasse
superbe, milord, à ce qu'on dit?
LORD ASTLEY
Oui, la chasse est assez bonne... C'est ce qui m'a décidé à louer ce pavillon pour un an ou deux...
l'amiral.
Ah! ce ne sont pas là vos chasses d'Ecosse, mon cher lord!
LORD ASTLEY
Oh! non. (sineiinant.) Mais il y a tant de compensations!
Savigny live un peu la tête, comme frappé des paroles de lord Astley.
l'amiral.
Eh bien, vous voyez... la serre ouvre sur la terrasse... de
sorte qu'on peut regagner les salons par là... Ceci est une
porte qui donne dans l'appartement de ma belle-fille... de
cette façon, elle va... elle vient. C'esttrèscommodepourelle.
LORD ASTLEY
Excessivement.
Ils -éloignent par le fond.